lundi 17 septembre 2012

Le Français est un outil pour toutes les autres matières... qu'y disait!

Après une semaine de cours, mes chers élèves commencent enfin à se lâcher!
Bon, pour les 6èmes, cela se manifeste par deux ou trois rappels des règles élémentaires : 

Oui, ce que je marque au tableau après "Français - pour lundi 17 /09", c'est des devoirs et oui, il faudra les faire.

Non, ce n'est pas parce que tu cries plus fort que moi que je vais t'écouter plus.

Non, "je suis allée faire les courses avec maman et après il y avait des invités donc je me suis couchée tard alors j'ai pas pu faire mes exercices de conjugaison" n'est pas une excuse valable pour ne pas faire ses devoirs.

Oui, je te parie tout ce que tu veux que tu peux travailler tout aussi bien en étant assis sur ta chaise. Et au passage, assis signifie les fesses sur l'assise et le dos contre le dossier, et pas autrement.

Le pire, c'est qu'ils sont en toute bonne foi, ces petits chéris. Et en général, il suffit d'une ou deux semaines pour que les choses se mettent à tourner tout seul. Même si parfois je me demande si certains professeurs des écoles ne devraient pas nous transmettre leurs habitudes de fonctionnement pour éviter de voir un élève se lever au beau milieu du cours pour aller tailler son crayon dans la poubelle ("Ben je vais pas le faire sur ma table!") rapport au fait qu'il pouvait se déplacer librement dans la classe en CM2. Vécu.

Pour les 3èmes, ce sont les fameuses perles que j'affectionne tant: eh oui, dans les cours de Mme Mélu, on parle. Beaucoup. Que voulez-vous, je suis une mauvaise prof : je ne parviens tout simplement pas à faire cours en savourant le silence religieux de mes élèves. Je les encourage même à exprimer leurs impressions et leurs incompréhensions, même dans une langue approximative, arguant qu'à nous tous, nous trouverons bien un moyen de le formuler correctement.
Conséquence inéluctable: leurs mots ont parfois tendance à dépasser leur pensée.

Mélu: Allez, révision express, il existe deux sortes de verbes. Les verbes d'action et les verbes...?
Elève en pleine réflexion: les verbes d'histoire?
Mélu: Non, non, en histoire, vous utilisez les mêmes verbes qu'en français. Et scoop, en maths et en SVT aussi!

Oui, d'accord, la blague était facile. Mais elle me rappelle une autre anecdote plus ancienne: avec une stupeur non dissimulée, j'avais découvert que les élèves écrivaient en introduction de leurs problèmes de mathématiques "Je sais que". Or, je m'arrachais les cheveux en soulignant trois fois en rouge leurs indécrottables "Je ne c'est pas" dans les copies de français. Un jour, je leur ai carrément posé la question et la réponse m'a scotchée:

"Mais enfin madame, c'est normal qu'on ne l'écrive pas pareil, c'est pas dans la même matière!".


4 commentaires:

Lili Galipette a dit…

Et oui, une langue pour chaque matière, c'est évident !!!

pilgrim a dit…

oui oui mon fils se deplaçait en cm2 pour tailler ses crayon...et la en 6eme on a acheté un taille crayon à reservoir ;)

Anne Sophie a dit…

ah merci tu m'as donné le sourire pour la journée

Kreen78 a dit…

Je lis souvent tes histoires à mon chéri le soir, et grâce à toi on se marre bien !!!